Un peu d’optimisme en ce début d’année

En ce début d’année nouvelle, l’apiculteur vient vous présenter ses meilleurs vœux : pour une année lumineuse tissée de joies simples et secrètes, en sachant apprécier les beautés du monde sans contribuer à les saccager.
Il tient aussi à remercier tous ceux et toutes celles qu’il a rencontré.e.s durant les semaines intenses de la boutique éphémère de Noël. Merci.
Et, pour démarrer l’année, savourons une belle nouvelle : depuis le 1er janvier 2019 en France, l’achat, le stockage et l’utilisation de pesticides sont interdits aux particuliers. Le non-respect de cette interdiction est (théoriquement) sanctionné d’une peine pouvant aller jusqu’à 30 000 euros d’amende et six mois d’emprisonnement.
Ne soyons pas dupe pour autant : les pesticides utilisés par les 17 millions de jardiniers amateurs sur 1 million d’hectares ne représentaient que très peu à côté de ceux que continue à utiliser le petit million de professionnels sur une surface de 29 millions d’hectares.

Mais ne boudons pas notre plaisir.
Tous les jardins de France seront donc biologiques à partir de cette année : c’est un évènement historique. Et un nouvel espoir pour les abeilles…

Michel Meunier, le 13 janvier 2019

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Les abeilles veulent aussi des coquelicots

Le livre-manifeste de Fabrice Nicolino et François Veillerette (président de Générations Futures) contre les pesticides.

Ceci n’est pas un livre. C’est un manifeste. Celui de la vie, des coquelicots dans les champs de blé, des oiseaux au bord du chemin, des abeilles. Une véritable Apocalypse les fait disparaître par milliers, par millions, par milliards, et tout le monde connaît le nom des coupables : les pesticides. Une industrie devenue folle détruit tout ce qui nous est cher, jusqu’à notre santé, et l’heure n’est plus à la discussion de salon. Il faut se lever, ensemble, dans un soulèvement pacifique de toute la société. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque  couleur qui  succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots !  Rendez-nous la beauté du monde !

Le texte que vous allez lire annonce que l’heure est venue de relever la tête après tant de coups reçus. Car c’est l’heure, et elle ne reviendra peut-être pas. Lecteur, c’est à toi que ce livre qui n’est pas un livre s’adresse. À toi. Veux-tu continuer à nourrir les tiens avec des aliments frelatés ? Veux-tu vivre sans le chant de l’alouette ou le violon des cigales ? Une société vivante a le droit et le devoir de rappeler à ses maîtres provisoires ce qu’elle veut. Et ce qu’elle ne veut plus. L’Appel des coquelicots commence…

Éditions Les Liens qui Libèrent, sortie 12 septembre 2018, 128 p., 8 euros.

Et, pour signer l’Appel des coquelicots, c’est ICI.