Des produits locaux et de qualité pour votre fin d’année

Vendredi 30 novembre à dix heures : c’est le grand jour, l’ouverture de notre deuxième boutique éphémère de Noël ! Comme l’an dernier, elle est située à l’entrée du Centre commercial des Jacobins, côté Office du Tourisme.

Comme l’an dernier, vous y retrouverez La Maison des Abeilles, Les Foies gras d’Érillac et Les Escargots du Maine pour les plaisirs de la bouche ainsi que les objets en bois de Bidule pour les plaisirs de la main, de l’œil … et de l’esprit (puisque tous ses bois sont locaux).

La nouveauté 2018 ? Ce sont les confitures, sorbets, buches glacées de La Ferme de la Métairie.

Et à la Maison des abeilles, quoi de neuf ? Je m’inscris plutôt dans la fidélité que dans la nouveauté à tout prix, et je vous propose toujours mes pains d’épices et ma crème de noisettes au miel qui ont si bien fait leurs preuves déjà. Au chapitre des nouveautés : toute une déclinaison de miels différents, en particulier le miel d’acacia qui avait fait défaut les années précédentes (conditions climatiques obligent). Et le somptueux miel des Charmettes élaboré au Mans et si riche en saveurs nuancées…

Et puis une nouveauté « technique » que vous serez nombreux à apprécier : hé oui, j’ai sauté le pas et me suis équipé de la machine qui vous permettra de payer vos achats par carte bancaire (vous étiez tellement nombreux à me le réclamer !).

Une autre facilité pour les gourmets pressés : vous pouvez me passer commande par courriel à l’adresse michel.meunier.72@gmail.com
et venir prendre livraison aux Jacobins au moment qui vous conviendra le mieux. En cliquant sur ce lien vous accéderez aux tarifs Maison des Abeilles 2018, afin de préparer votre commande tranquillement…

Mais, vous savez quoi ? Goûter les différents miels, les comparer, discuter avec l’apiculteur, c’est quand même mieux ! Venez le matin, ou entre midi et 15 heures, il y a moins de monde, on a le temps d’échanger.

À bientôt,

Michel Meunier,
le 29 novembre 2018 au soir

Michel Meunier et l’espace La Maison des Abeilles

L’espace gourmand des Foies gras d’Érillac

La Ferme des Métairies

Michel Hautreux, de Bidule, au milieu de ses créations en bois local

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La fabrique du mensonge

/!\ Mise à jour : en raison de l’actualité, le sommaire de l’Envoyé Spécial du 13 décembre 2018 a été bouleversé. Le sujet sur le glyphosate est donc repoussé à une date ultérieure. Restons attentifs à sa programmation !!
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Ce soir à la télé… : “Envoyé spécial” démonte la fabrique du mensonge.

Il n’est pas dans mes habitudes de vous parler télé. Mais l’émission de ce jeudi 13 décembre 2018 (à 21 heures) semble devoir être éloquente sur les processus de manipulation de l’information par les producteurs de pesticides en tous genres qui – bien plus que le frelon asiatique – déciment nos abeilles. Je vous copie ci-dessous des extraits de l’excellent article de Télérama consacré à cette émission :

Une pierre dans le jardin soigneusement desherbé de Monsanto, et un pavé dans le bidon de Roundup. Le 10 août dernier, le tribunal de San Francisco a condamné le géant américain de l’agrochimie à verser 289 millions de dollars à Dewayne Johnson, un jardinier atteint d’un cancer. L’issue, historique, d’un combat de David contre Goliath. Pour la première fois, la justice a reconnu que les produits à base de glyphosate étaient « un facteur substantiel » dans la maladie de cet homme, qui a pulvérisé pendant des années des litres d’herbicide. Les jurés ont établi, en outre, que l’industriel avait agi avec « malveillance » en dissimulant la dangerosité potentielle de son produit star.

Cette victoire, aussi retentissante que symbolique, n’aurait pu être obtenue sans la publication, début 2017, des « Monsanto Papers ». Des millions de documents confidentiels qui révèlent la manière dont l’entreprise a manipulé la science à des fins commerciales. Pour un numéro d’Envoyé spécial consacré au glyphosate, Tristan Waleckx a foré cette mine au contenu explosif. Il raconte cette cynique « fabrique du mensonge », dont l’exposition au grand jour vient couper l’herbe sous le pied du géant des pesticides…

Je relève notamment ce dont on se doutait mais qui est maintenant étayé :

La fabrique du mensonge, c’est « la manière dont Monsanto a menti sur la dangerosité du glyphosate en créant, parfois de toutes pièces, de fausses études scientifiques destinées à jeter le doute sur les travaux des chercheurs, qui montraient, eux, la toxicité du produit. C’est ce que l’on appelle le ghostwriting, « écriture fantô­me » : une tromperie éditoriale consistant à faire croire que les articles niant les dangers du glyphosate ont été rédigés par des chercheurs « indépendants », alors qu’ils ont été écrits par Monsanto. Les chercheurs acceptent d’y apposer leur signature contre une rémunération ».

Ainsi les travaux d’un chercheur français ont été torpillés en 2012. Vous connaissez certainement son nom, car il est venu plusieurs fois faire des conférences en Sarthe : Gilles-Éric Seralini.

Son étude, qui prouvait les effets nocifs du glyphosate, après avoir été publiée dans la revue scientifique Food and Chemical Toxicology, a été rétractée par le rédacteur en chef, dont on a découvert, grâce aux « Monsanto Papers », qu’il était alors rémunéré par la firme industrielle…
Et on n’est sans doute pas au bout des révélations, car une nouvelle salve de ­documents doit être déclassifiée dans les prochaines semaines.

Alors une soirée télé au chaud, pour mieux comprendre les mécanismes qui tuent nos chères abeilles ?

Michel Meunier,
le 13 décembre 2018